7e ciel.

Un commentaire ou deux sur le match d’hier pour débuter?

Selon les Écritures du Grand Livre du Seigneur Stanley, il devait y avoir de curieuses choses qui allaient survenir en ce qui a trait à l’arbitrage… J’en avais fait mention, d’ailleurs. Ce n’est pourtant pas Chris Lee qui a été en cause, mais plutôt son associé d’entrée de jeu, avec son sifflet précoce.

Quant à Milan Lucic, c’était un deux minutes pour avoir donné de la bande. Le cinq minutes et match a été décerné suite au constat de la conséquence, avec en arrière pensée le sifflet beaucoup trop hâtif qui a coûté le premier but.

Ceci dit, le CH aurait quand même marqué deux fois à 5 contre 3. Les deux fois, c’était des appels de pénalités incontournables. Récapitulons.

1a. Trop de joueurs sur la patinoire. C’est plutôt malchanceux, mais la rondelle a touché le patin du joueurs qui embarquait au banc. Pas le choix d’appeller.
1b. Coup de bâton. Le bâton du joueur du CH casse, pas le choix d’appeller.

But de Cammalleri.

2a. Lucic a frappé dans les numéros, c’est donné de la bande et/ou frappé par derrière, ce qui est minimalement un 2 minutes…
2b. Quelques secondes plus tard, Patrice Bergeron dégage de sa zone au dessus de la baie vitrée… Incontournable.

But de Gionta.

Donc si vous croisez des partisans de Boston qui diront que le CH a gagné à cause des zarbittes… Nuancez-les.

Maintenant, les émotions, le 7e ciel, le 7e match.
Aujourd’hui encore, des pensées au hasard.

La joie, l’angoisse, l’excitation, l’appréhension…
Il faut contrôler, canaliser toutes ces émotions. D’ailleurs, je ne saurais pas dire quelle équipe le fait le mieux. Monsieur Martin m’apparaît plus calme, plus en contrôle que son vis-à-vis, toutefois.

Aujourd’hui, il est possible qu’on se voit servir un plateau de statistiques de tout acabit. Il faut s’en méfier. Dans un septième match, il n’y a pas vraiment de statistique qui compte. Un septième match se joue au-delà de données mesurables.

Deux matchs en deux soirs… On pourrait penser que les Bruins sont avantagés parce qu’ils sont moins éclopés, mais… Qui a laissé le plus d’énergie dans le match d’hier? Difficile à dire.

D’ailleurs, une image m’a confirmé hier que Zdeno Chara est blessé, probablement aux côtes. L’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours avait attiré mon attention sur cette possibilité il y a une semaine.

On s’entend que Tomas Plekanec n’est pas un «hard hitter»? Peut-être avez-vous remarqué la grimace de douleur qu’a fait le grand nigaud quand le #14 l’a mis en échec? C’était au cours d’une supériorité numériques des Bruins, en deuxième période.

Tout ça pour dire qu’il ne faut pas trop s’en faire avec les bobos. Le coeur, l’esprit de sacrifice, la volonté de vaincre peut faire un boulot presqu’aussi efficace qu’une petite injection..!

Ce soir, on y croit.

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Résilience.

C’est là. C’est ce soir.

On aura besoin d’une bonne foule, intelligente, soutenante.
On fera pas un exposé détaillé là-dessus.

Aujourd’hui, on utilisera une formule de type «random notes».

Je trouve extrêmement déplorable (après que la stupéfaction soit tombée…) de lire et d’entendre depuis la fin du match #4 que c’est fini, que le CH va perdre la Série parce qu’il a «échappé» son avance. Ces gens-là, j’aurais bien voulu voir leur prédiction… CH en 4 avant le début de la série? Yeah. right.

Je peux comprendre que c’est frustrant, parce que les derniers matchs ont été serrés et auraient pu aller d’un côté comme de l’autre, mais de là à dire qu’une série est finie alors que c’est 2-2 ? J’en croyais pas mes yeux et mes oreilles.

C’est maintenant 3-2. Un 3-2 qui aurait pu être de n’importe quel côté. Les mêmes mauvaises langues me ressortiront tant qu’ils le voudront l’idée que ça pourrait ou devrait être 4-1, donc terminé. Effectivement, les Bruins auraient pu gagner en 5.

Ça s’est déroulé ainsi, que voulez-vous? Le CH a gagné les 2 premiers pour en perdre 3 par la suite. Cette maudite panique des amateurs et même de certains analystes serait-elle la même si ça avait un échange de ping-pong, avec des victoires en alternance?

Non, mais… le momentum, lui? Bah, je n’en vois pas tant que ça dans cette série, parce qu’aucune équipe n’a été déclassée au cours d’un match. Gagner 3 matchs de suite, ça n’assure rien, parlez-en aux Canucks…

Je ne crois pas que l’équipe et Price puisse perdre un 4e match d’affilée. Si ça devait être le cas, vous savez quoi? Ça serait la première fois de l’année..!

Si j’ai une inquiétude, ce soir, la voici : Chris Lee est d’office en chandail rayé… Je vais lui laisser le bénéfice du doute, mais il n’en demeure pas moins qu’à chaque fois que j’ai vu travailler ce gars-là, il y avait un «call douteux», à chaque match. Je touche du bois, ce soir, ça ira contre les Bruins.

Face à l’élimination, à l’adversité, je crois qu’il est justifié d’avoir «un bon feeling». On la connaît, la résilience de notre équipe, non? Peut-être parce que le passé est garant du futur? Peut-on se souvenir du printemps passé? Been there, done that… ?

Surtout, surtout, ne nous attendons pas à ce que le CH gagne dans les 10 premières minutes. Il faudra être endurant, patient. Il faudra demeurer confiant même si Boston marque le premier but. Il faudra soutenir le club jusqu’à, et c’est un minimum, ce que Carey et PK se donnent le triple low-five.

Pour finir, juste pour le plaisir…

Selon Wiki :

La résilience est dynamique, et, parmi les processus qui contribuent à la résilience, on a pu en repérer huit :

-La défense-protection
-l’équilibre face aux tensions
-l’engagement-défi
-la relance
-l’évaluation
-la signification-évaluation
-la positivité de soi
-la création

C’est quand même impressionnant à quel point tous ces processus collent bien au sport..!

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Match en deux temps?

Le match d’hier m’a semblé se dérouler en deux portions assez distinctes. Au cours des 30 premières minutes, sans nécessairement mal jouer, le Canadien semblait courir après son match. Veut veut pas, les Bruins ont fait des ajustements après deux défaites.

Le premier but, résultat d’une séquence d’erreurs, n’aidant pas, la foule, pour les 30 premières minutes du match, était quelque peu figée. Cette même foule qui pavanait devant le Centre Bell juste avant le match, sûre que ça se finirait en 4 dès jeudi?

Bing bang, vite de même, c’était 3-0 Boston en début de deuxième. S’ils sont capables de marquer 3 buts en 25 minutes, le CH peut en marquer 3 en 35, non?

Puis, Kostitsyn a déculotté Chara et fait mal paraître Thomas. Un petit réveil. Pour la deuxième moitié du match, le 7e joueur revenait dans son match. En troisième période, on a senti que les amateurs étaient vraiment là. Surtout après le but de Plekanec, qui a lui aussi mal fait paraître Ti-Motté Thomas.

Bref, le public a-t-il été à l’image du club, a-t-il abordé le match trop «lousse», pensant que ce serait un «walk in the park»? Carey Price semblait en beau clisse d’avoir perdu ce match-là. Il a indiqué que dès le matin, les gars semblaient trop détendus. Être calme c’est bien, mais pas au détriment du focus. Peut-être que l’équipe a manqué d’un peu de contrôle sur ses émotions.

Le sentiment d’urgence, de façon générale, a bien profité au CH par le passé. À 3-0, le club a retrouvé son aplomb, son focus, justement. Ils ont cessé d’être constamment en poursuite de rondelle pour se concentrer à appliquer le système. On s’est retrouvé à 3-2 en début de troisième, mais les gars ont manqué d’opportunisme ou de chance par la suite. À l’inverse, n’eut été des largesses de Ti-Motté, c’était peut-être encore 3-0.

Bref, après un coup de paluche de l’Ours, le CHasseur est supposé se rendre compte que même si tu fais saigner un ours dans sa tanière, la bagarre peut se poursuivre un bon bout de temps.

J’ai l’impression que l’équipe va être beaucoup plus concentrée jeudi. Plus concentrée, pas nécessairement plus tendue. J’ai toujours confiance en monsieur Martin pour faire le tri des émotions et remettre les joueurs sur la bonne voie.

De l’autre côté, eux sont un peu soulagés. Il faut profiter du fait qu’il reprennent leur souffle.

Reality check, on a une série!

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Des clichés, des boutades et un proverbe.

Dans le billet de jeudi dernier, cinq «clichés de fin de saison» ont été présentés comme des composantes majeures et importantes pour connaître du succès en Séries. Ajoutons-en un aujourd’hui, mais d’un autre ordre, celui des impondérables.

Dans le paragraphe sur le système de jeu, il y était mentionné qu’il était très difficile de jouer contre CH lorsque celui-ci a l’avance… On me voit venir gros comme le nez dans la face de Brad Marchand ?

L’importance de marquer le premier but…

Ce «lieu commun du hockey» aurait pu être abordé jeudi, mais ce ne fût pas le cas parce qu’il s’agit justement d’un impondérable plutôt qu’une composante ou un ingrédient comme les cinq autres qui d’ailleurs se sont pratiquement tous mis en place à Boston.

Si on regarde ça, le Canadien est carrément tombé dans tous ces clichés jusqu’à maintenant et ça a rapporté gros. Qui plus est, deux fois, le CHasseur a entamé son round contre l’Ours en lui assenant un solide «punch» sur le museau.

Ce que j’apprécie spécialement du premier but hier, c’est qu’il est venu de Mike Cammalleri qui a été à la hauteur de sa boutade à l’endroit de Mark Recchi. De la parole aux actes, dit-on. PIF, PAF, POUF, en 43 secondes.

Parlant de boutades, qu’il a été bon d’y aller de vannes* entre amis au sujet de l’état de santé de Zden’eau Chara! On qualifiera ces commentaires de mesquins, certes, puisque son état était semble-t-il dû à un virus…

À la guerre comme à la guerre toutefois, c’est les Séries. On commencera pas à compatir avec l’ennemi. Il sera important d’avoir l’instinct du tueur, car il y a certes une maxime de circonstances en ce dimanche matin…

Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

Il y a de quoi se réjouir des deux bons coups au corps que le CHasseur vient de lui assener, mais la bête n’est pas encore achevée. L’ours ne sait pas trop ce qui lui arrive et ses partisans réagissent assez mal. Sortir de son Jardin et jouer les deux prochains matchs dans la Belle demeure risque de le fouetter.

Trève de poèterie, ils vont arriver affamés, c’est bien évident. Lucic, un animal qui aime l’attention, qui aime se faire détester, n’a non seulement intimidé personne, mais a aussi causé des revirements dont un qui a mené directement au deuxième but de Gionta dans le match #1. Au Centre Bell, il pourrait carburer à la conspuation.

Ça va vraiment leur faire du bien de quitter leur ville, eux qui en plus ont connu beaucoup de succès à l’étranger cette saison, sans toutefois l’emporter à Montréal…

Comme quoi ça semble paniquer chez les partisans et les médias de Boston, et on va se laisser là-dessus, voici une citation de Bob Ryan, du Boston Globe.

L’article au complet ici.
(Merci à Richard Labbé qui a «tweeté» ça.)

«What’s galling to fans who know their stuff is that the Bruins are not even losing to a good team.»

Minute, Bob…
C’est frustrant pour les partisans qui connaissent leur affaire parce que le Canadien n’est pas une bonne équipe?
Parce qu’ils ont seulement trois marqueurs de 20 buts et aucun de 30?
On va simplement te rappeller ceci: le CH a DEUX victoires de moins seulement que tes Bruins durant la saison régulière. Big deal.

——————–
*Une compilation des blagues douteuses, mais savoureuses sur Zden’eau jusqu’à maintenant :

1. L’attaque du Boston est en panne sèche…
2. Une victoire comme celle d’hier amène beaucoup d’eau au moulin…
3. Les Bruins ne sont toutefois pas encore éliminés, il peut couler beaucoup d’eau sous les ponts…
4. L’arroseur arrosé. Ou pas…
5. Les Bruins ont fait interdire le «Eau» Canada… -Y.B.
6. Quand tu craches en l’air… -Y.B.
7. Les Bruins ne sont pas une équipe qui mettent de l’eau dans leur vin… -Y.B.
8. Les Bruins ont de l’eau dans le gaz… -Y.B.
9. J’ai hâte d’entendre les prochains commentaires de Chara, je vais boire ses paroles…
10. LeauL

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Boston en 6? Ce à quoi on peut s’attarder pour croire que ça pourrait ne pas arriver.

Nous y voilà, envers et contre tous. À prime abord, le simple fait d’être invité au grand «square dance» du printemps est pour certains observateurs une quasi-anomalie, une belle surprise en soi. Plusieurs ne les voyaient même pas là, même pas 8e. 6e, c’est déjà ça. Mais on veut plus que ça, on vaut plus que ça même si Ils ne s’y attendait pas.

Pour y aller d’un prédiction pas trop risquée et parce que tout va pas toujours comme on le souhaite, disons que Boston en six matchs.serait la prédiction conservatrice et purement rationnelle par excellence. Toutefois, on disait à peu près la même chose l’an dernier face à Washington.

Si tout se déroule vraiment bien, maintenant, history could be remade…

Le Canadien peut-il vraiment répéter ses exploits de l’an dernier? Le CH est-il une meilleure équipe que l’an dernier? Le Canadien est-il prêt? À la volée, répondons oui et validons ou si vous préférez, «kossé ça prend», qu’est-ce qui peut alimenter notre Foi.

LE CH PEUT-IL RÉPÉTER SES EXPLOITS?

Parce qu’on a le ponpon juste assez calme, on va si vous le permettez commencer par se concentrer sur la première ronde…

Les Capitals de l’an dernier représentaient peut-être pour le tricolore un moins grand défi que le seront les Bruins cette saison. Le CH, on le sait, peut rivaliser avec n’importe qui dans un match «de patins» et peut surprendre les équipes qui pratiquent un style ouvert. Qui plus est, c’est une équipe qui fera payer très cher un adversaire qui serait «sloppy» défensivement.

Donc, pour que le Canadien connaisse un long parcours, à commencer par les Bruins, il devra exceller dans ce qu’il sait bien faire. Le Canadien devra frustrer son adversaire en fermant le jeu. Il devra être opportuniste; marquer des buts sur l’avantage numérique et sur des contre-attaques, des surnombres.

Pour valser longtemps, le grand chorégraphe pourrait très bien être Carey Price, à l’instar de Jaroslav Halak le printemps dernier. Ce que dernier a fait l’an dernier, ça tient de l’exceptionnel, «stuff that miracles are made of…» diraient les païens. Les miracles, on va laisser ça au bon dieu…

Sans rien enlever à monsieur Halak, qui a réalisé des bijoux, beaucoup d’Incroyables, Renversants, Suuuperbes bijoux, le système défensif de Jacques Martin a contribué à plusieurs de ses victoires. Halak pouvait, pour chaque arrêt complètement cinglé au cours d’un match, en faire 10-15 faciles sur des tirs provenant de la périphérie, parce que le système et le corps défensif avaient bien fait leur besogne.

Carey Price est, de par son gabarit, sa technique et surtout son positionnement voire sa prestance, un gardien qui sera moins peut-être moins spectaculaire mais tout aussi efficace.

Donc, si au cours d’un match le CH peut être opportuniste tôt et prendre une avance d’un ou deux buts, il devient très difficile de le battre. Et si ça se produit au cours d’un des deux premiers matchs de la série, et bien tout devient possible et légitimement réalisable, puisque la réputation du Centre Bell n’est plus à faire : c’est difficile de gagner dans le «phone booth».

LE CH EST-IL UNE MEILLEURE FORMATION QUE L’AN DERNIER?

Le noyau est sensiblement le même, moins Gorges et Markov. À titre de compensation, Subban est bien, bien meilleur qu’il ne l’était à pareille date en 2010. Si ça se trouve, il est plus «fait pour les Séries» que Markov, bien que celui-ci lui soit encore supérieur, il ne faudrait pas exagérer non plus. Brent Sopel, bien que plus lent et moins efficace en sortie de zone, peut quant à lui défensivement combler l’absence de Josh Gorges, plus l’expérience de la Coupe pas plus tard que l’an dernier.

On aura pas à faire un grand exposé pour démontrer que James Wisniewski est supérieur à Marc-André Bergeron. Même si le «Wizard of Oz» se transforme parfois en «Cheese Whiz», il reste que son jeu comporte beaucoup plus de facettes qu’une «garnotte» de la pointe, ce qui était le pain, le beurre, l’argent du beurre et la bergère de Bergeron.

L’an dernier, Ryan O’Byrne avait joué 13 matchs. On l’a peut-être déjà oublié et si ce n’est pas fait, Paul Mara (qui était blessé) va le faire. Plus méchant, plus expérimenté.

Du côté des attaquants, réglons tout de suite quelque chose. Gomez va se présenter, qu’on l’aime ou qu’on l’aime pas. Il ne faut pas s’attendre à ce qu’il compte des buts, ceux qui vous pisse dans les oreilles avec ça ont besoin de revoir leurs connaissances du jeu.

Un gars comme Scott Gomez est un fabricant de jeu, un patineur qui peut transporter la rondelle et alimenter un bon ailier. Avec Gionta et Darche, ça forme une bonne unité. Deux joueurs qui ont remporté un Coupe avec l’archétype du joueur-travailleur.

Mike Cammalleri semble avoir tranquillement retrouvé ses repères et sa touche au cours des derniers matchs, ça devrait aller de son côté. Plekanec ne sera pas nécessairement plus flamboyant que l’an dernier, mais fera sa petite affaire.

Bref, sur les deux premières lignes, c’est sensiblement la même chose. Là où l’édition 2011 peut dépasser celle de 2010, c’est au niveau du personnel de soutien. Halpern est supérieur à Metropolit. Lars Eller est plus talentueux que Dominic Moore. Desharnais pourrait faire produire Pouliot, sait-on jamais. On avait pas ça l’an dernier. On a encore un plombier de Séries en Moen.

J’en ai oublié un? Nop.
Je le gardais pour la fin.
AK46. Touchons du bois. Jamais je pourrais croire qu’il se serait déjà éteint, lui qui a semblé s’enflammer au cours des derniers matchs. Il joue gros, il joue bien. Le Kostitsyn v.2011, pensons-y attentivement, est meilleur que le Kostitsyn v.2010. Une série contre Boston en est une dans laquelle un joueur comme lui DOIT se mettre en valeur.

Bref, malgré les blessures de deux piliers à la défense, l’édition actuelle de la flanelle tricolore a un léger avantage sur celle de l’an passé. Souvenons nous simplement que l’équipe, la troupe de soldats en place s’est débrouillée sans au moins l’un des deux pratiquement toute la saison et sans les deux pendant la dernière moitié de celle-ci. Autrement dit, le Canadien a eu Markov et Gorges en même temps dans l’alignement que pendant 7 matchs et au total, les deux piliers ont disputé un total de 43 matchs.

LE CH EST-IL PRÊT?

Quels sont les clichés de fin de saison? «Qu’ossé ça prend» pour avoir un minimum de succès en Séries outre un bon groupe de «boys» qui doit élever son jeu d’un cran pour mettre plus de rondelles dans le but que son adversaire en dedans de 60 minutes?

On va en sortir cinq et devinez quoi, on peut mettre des petits crochets à côté des cinq.

1. Un bon gardien. check
Price est prêt. Il a montré qu’il sait performer sous la pression. Il n’a jamais laissé douter ses détracteurs qu’il lui manquait d’aplomb et de confiance cette saison.

2. De bonnes unités spéciales. check
Premier tiers de la LNH dans les deux cas. 7e en avantage comme en désavantage pour être plus précis. Une simple mesure pour évaluer de façon générale les unités spéciales d’une équipe est d’additionner celles-ci. Normalement, le seuil de respectabilité doit se situer autour de 100%. Pour le CH, ça nous donne 104,4%. À titre comparatif, la meilleure équipe selon cette mesure est Vancouver, à 109,9% et le Canadien se compare à Detroit (104,6%). Les Bruins, quant à eux, sont sous le seuil, à 98,8%…

3. Un système. check
Les joueurs le connaisse et l’ont adopté, l’ont acheté. Au cours des dernières semaines, particulièrement celle où l’équipe a été à plat pendant 3 matchs, certains ont triché et s’en sont écartés, ce qui a valu des critiques somme toute injustifiées envers l’entraîneur. Ce système est passé au travers de Washington et Pittsburgh l’an dernier. Ce système est extrêmement difficile à élucider quand le Canadien a l’avance.

4. De la résilience. check
La capacité de rebondir, de se relever. Le Canadien n’abandonnera pas. Pas en Séries. Que ce soit au cours d’un match ou d’une joute à l’autre, c’est une équipe qui carbure à l’émotion. À l’image de ses partisans, ça peut toutefois jouer contre lui, comme on l’a vu après sa surdose de «gros fun noir» à St. Paul, MN, où l’équipe s’est relâché complètement. Dans un 4 de 7, l’enjeu, donc l’émotion, prend les joueurs par les trippes soir après soir. Juste pour être sûr… on se comprend si je dit que l’adversité, le CH, c’est un peu comme 12 pouces, 5 dollars? On se l’est assez fait dire.

5. Une bonne équipe d’entraîneurs. check
Attardons-nous au duo M&M. Martin, le stratège et Muller, le papa. Monsieur Muller est le baromètre de monsieur Martin, ses yeux, ses oreilles, son bras qui donne des tape dans le dos. Par extension, Muller est l’empathie de Martin. Ça permet à monsieur Martin de se concentrer sur le plan stratégique, tout simplement. On greffe à ça Perry Pearn, qui a plusieurs années de services avec Jacques Martin et qui fait un bon boulot sur le plan technique.

Sinon, qu’est-ce que ça peut prendre?
Du momentum peut-être? On dit souvent d’une équipe qui entre en séries avec du momentum (ex. Buffalo en ce moment) peut causer des surprises et connaître bien du succès. Le momentum d’une bonne fin de saison régulière est peut-être un luxe, un plus, mais une nécessité? Souvenons nous de la séquence pénible des Flyers en fin de calendrier régulier l’an dernier. Souvenons-nous de leur parcours éliminatoire.

Même si le CH était fort de deux grosses rondes, il n’a pas pu vaincre avec une équipe qui venait de remonter un 0-3. Ce genre de remontée donne un momentum beaucoup plus significatif qu’un solide «final strech».

Donc, si on considère le fait que le CH a connu un dernier 5-6 matchs plutôt moyen, je ne crois pas qu’il faille s’en faire une base pour juger de sa capacité à trouver un momentum rapidement dans sa Série.

Bref, si tout va bien, tout se peut.
Écrivez cette phrase sur un carton qui servira de signet pour votre exemplaire du livre le Secret.

Sans farce, ce que ça veut dire, c’est qu’il est rationnellement normal et adéquat de croire en notre équipe. Ils est gros, ils est bon de l’autre côté, supposément bâti pour les Séries, mais surtout pas invincible. De plus, il n’est pas nécessaire d’espérer que les fils se touchent et que le chaos s’installe dans le camp d’en face pour l’emporter, ça pourrait se faire sans ça.

L’incident? La «morniffe» de 7-0 d’ensuite? Comment va-t-on avoir l’effronterie d’en écrire seulement que 5 lignes et demi à l’intérieur d’un aussi long billet sur cette série?

Comme ça : c’est un impondérable, non? Ça peut aller d’un côté comme de l’autre, non? Ça pourrait même être un non-facteur. Pour l’ours, ça en sera pas un. Pour le CHasseur, ça peut être une source d’intimidation OU de motivation, mais il me semble qu’il y en a une autre bien plus éloquente, flagrante que ça : c’est une compétition, on veut gagner, batinsse. C’est sensé suffir à se motiver.

Gagne ou perd, ce sera forcément émotif face à Boston, donc délicieux, pour les amateurs. Je ne vois pas une série en-deça des 6 matchs, ce qui nous donne pas loin de 2 semaines de plaisir!

D’ailleurs, et ça servira de conclusion, qu’il est bon pour l’amateur de hockey de la LNH de se retrouver en première ronde des Séries, où on a droit à deux matchs par soir sur CBC…

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Une image vaut mille mots [suivi] : Reconnu par ses pairs…

Vous savez comme j’apprécie monsieur Darche…

Le genre d’histoire qu’on aime.

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Le chant du cygne à moustache…

Bill McCreary

N’a-t-il pas fier allure?
Pour faire mon mal-commode, j’aurais bien souhaité trouver une photo où il fait l’appel d’une punition pour bâton élevé… (réf. Boulton sur Gill)

C’était hier son dernier passage à Montréal.
Saluons 27 (vingt-sept!) saisons en carrière comme arbitre de la LNH.

D’ailleurs, je me demande quels bons mots Carey Price a eu pour lui, au-travers de son masque hier soir en lui remettant la rondelle? On a bien vu l’ami Bill remercier le gardien, mais beaucoup trop chaleureusement pour que ce soit simplement parce qu’il lui a redonné le puck..!

J’aime ça, ces petites affaires-là qui peuvent se passer sur la glace, les commentaires, mais aussi les niaiseries qui peuvent se dire…

Ça me fait penser à Ryan Jones, des Oilers qui a commenté sur Twitter : Ryan Smyth told me I had sick hair at faceoff yesterday. I said I was trying to copy him He said “Its better!”

J’adore.

Bref, on s’égare.
Mais il y a quand même un lien entre Bill et Ryan, la pilosité visible.

HOMMAGE À BILL MCCREARY!

Bill McCreary

Bill McCreary

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