Prédictions hasardeuses -IV-

LE CANADIEN COMPTERA SUR 5 MARQUEURS DE 20 BUTS

Faute d’avoir dans l’alignement un joueur de 45-50 buts de la trempe des Steven Stamkos ou Corey Perry, le CH pourrait compenser ce luxe par une certaine profondeur, un étalage de capacité offensive sur l’ensemble de ses unités.

À titre comparatif, la saison dernière, c’est 6 équipes qui pouvaient se targuer d’avoir une telle profondeur : les Flyers (7), les Kings, les Sharks et les Blues (6), les Islanders (!) et les Rangers (5) ont été les formations avec le plus de marqueurs de 20 buts.

Évidemment, pour l’édition 2011-2012 du tricolore, c’est toujours dans l’éventualité où tout un chacun demeure en santé, que l’avantage numérique fonctionne assez bien, mais surtout, que l’équipe marque plus de buts à cinq contre cinq.

À cet effet, monsieur Gauthier a acquis Erik Cole, qui figurera justement parmi ces compteurs de 20 buts, lui qui d’ailleurs en a marqué 26 l’an dernier, dont 22 à forces égales. Cette bête noire qui nous a tant fait «damner» est maintenant dans notre camp.

Sinon, qui seront les quatre autres?

Mike Cammalleri se doit d’en faire une formalité saison après saison. Même son de cloche du côté de Brian Gionta. En fait, dans leurs cas, les objectifs pourraient être fixés à 35 et 30 respectivement. Why not, peanut?

Tomas Plekanec, même s’il porte toutes les responsabilités imaginables au sein de cette équipe, l’a fait au cours des 5 dernières saisons, avec un sommet de 29 l’année où le CH avait terminé premier dans l’Est.

Et finalement, le Biélorusse. On va s’y attarder.

Andreï Kostitsyn en est tellement capable. Peu importe le centre qui joue avec lui, il peut le faire, encore faudrait-il qu’il en soit conscient… et confiant! Andreï doit comprendre ceci: il a absolument tous les outils pour que le coach l’apprécie. C’est une question d’attitude, pas d’aptitudes.

Plutôt que de se dire que son rendement dépend de ses compagnons de trio, il pourrait se faire la force motrice de son unité, surtout que d’une manière ou d’une autre, il évoluera avec un centre de talent.

Il ne se retrouvera pas dans la «doghouse» de l’entraîneur s’il se montre travaillant dans le système. Ce faisant, il aura du temps de glace de qualité, il sera plus positif, plus heureux, donc sera plus motivé à travailler… La roue qui tourne, bref.

ET SI…

Et si on en ajoutait deux autres?

Max Pacioretty nous a laissé miroiter un beau potentiel d’attaquant de puissance avant l’attentat contre sa personne. Il affirme (et l’entourage de l’équipe le confirme) être de retour en pleine possession de ses moyens.

En fait, si l’un des cinq joueurs précédemment cités devait tomber au combat ou connaître des difficultés, c’est vers Max Pac qu’on devrait se tourner pour marquer des buts.

Et pourquoi pas PK? Il a la «garnotte», il a le flair. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agirait littéralement d’un exploit digne de l’élite des défenseurs offensifs de la ligue. Mike Green, Shea Weber et Sheldon Souray l’avaient fait il y a trois ans. Aucun n’avait atteint le plateau il y a deux ans et la saison dernière, seul Dustin Byfuglien l’a fait…

Sous Jacques Martin, je serais surpris de voir PK y parvenir, parce qu’on lui demandera de prioriser un jeu responsable, de polir son jeu défensif avant de s’exciter en attaque. De cette manière, Subban deviendra bien meilleur avec le temps, beaucoup plus complet, à des années-lumières devant un Souray…

UNE PREMIÈRE DEPUIS 2006-2007

Bref, si cette prédiction devait se concrétiser, ce serait la première fois en 5 ans. Cette année-là, un certain Micheal Ryder en avait marqué 30. Les autres étaient Sheldon Souray (26), Saku Koivu (22), Chris Higgins (22) et Tomas Plekanec (20)…

Talent pour talent, le CH n’est-il pas mieux nanti en 2011 qu’en 2006? Poser la question, c’est y répondre…

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Prédictions hasardeuses -III-

ALEXEI EMELIN VA BLESSER QUELQU’UN…

Loin de moi l’idée de me faire un apôtre de la violence et des coups vicieux, qu’on se le tienne pour dit. Un mal pour un bien, peut-être, mais le Canadien comptera cette saison sur un défenseur méchant, un gars qui «mord».

Vous vous souvenez de Darius Kasparaitis? On dit qu’Emelin lui ressemble à l’occasion, probablement à cause de mises en échec de ce genre

Même si, mentoré par Markov et Gill et encadré par le personnel d’entraîneurs, on cherchera à développer son positionnement, sa patience et sa vigilance défensive, Emelin a cette tendance à chercher le gros «hit». C’est dans sa nature.

Et quand on frappe de cette façon, ça peut être douloureux, voire dangereux. Il ne serait donc pas vraiment suprenant de voir le russe écoper d’une suspension pour une mise en échec douteuse… qui aura blessé quelqu’un, malheureusement.

Pour commencer, toutefois, il faudra traverser toutes les coupures et se tailler un poste parmi les sept défenseurs du grand club. Si ça n’était pas le cas, une clause de son contrat lui permettrait de retourner en KHL, ce qui serait somme toute dommage.

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Prédicitions hasardeuses -II-

LE GENOU TIENDRA LE COUP
Andreï Markov jouera plus de 70 matchs.

Ce sera une première en 3 saisons, lui qui n’a joué que 52 matchs au total (64 si on inclue les séries) au cours des deux dernières campagnes. Certains auront probablement même oublié à quel point il est bon et important au sein de cette équipe.

Ni plus, ni moins, Andreï Markov est parmi les 10 meilleurs défenseurs de cette ligue. Au cours de sa dernière saison complète, il a accumulé 64 points, ce qui est énorme. À titre indicatif, cette production l’aurait placé bon 2e parmi tous les défenseurs l’an dernier.

Mais comme on le sait, c’est la polyvalence d’Andreï Markov qui en fait un élément aussi important. Son positionnement est parfait, dans toutes les phases du jeu. Défensivement, il est physiquement plus fort qu’il ne le semble, même si ce n’est d’emblée pas un grand cogneur. Essentiellement, l’idée est de prendre le disque et de relancer l’attaque et ça, Markov en est un maître, que ce soit via une passe ou bien transport de la rondelle.

Je me permettrais d’avancer que le retour d’Andreï avait peut-être été précipité en novembre dernier. Ça ou bien la guigne avait décidé de s’acharner sur le russe; deux fois le même genou… Mais comme nous sommes en 2011, ça m’inquiète moins, considérant la médecine moderne.

En fait, cette prédiction n’est sans doute pas si «hasardeuse». J’ose avoir confiance en ce qui est peut-être (dit-on) le plus reconnu des chirurgiens orthopédiques au monde. En fait, comment ne pas avoir une confiance absolue en le Dr James Andrews? On parle DU spécialiste, un type qui a effectué quelques 40 000 chirurgies arthroscopiques aux genous, coudes et épaules, 20%-25% d’entre elles étant sur des athlètes professionnels ou universitaires, dont Micheal Jordan, Roger Clemens, Drew Brees…

Il est la référence pour plusieurs physiothérapeutes sportifs en Amérique du Nord, le suivi sera irréprochable. Le genou sera rétabli, complètement, parce que le temps de réhabilitation aura été optimal.

ET POURQUOI PAS LE «WIZ»?

«Ouin, pourquoi pas avoir signé James Wisniewski à ‘place?»
Plus jeune de 6 ans, avec un tir-cannon qui nous a rappellé les Souray, Bergeron de ce monde, Wisniewski est, soyons honnêtes, offensivement plaisant.

Sauf que…
Dans sa zone, Wisniewski est tout croche, même pas l’ombre d’Andreï. Qui plus est, qui, souhaitant le favoriser à Markov dans la valse des signatures, s’est informé de son genou à lui..? Wisniewski en a subi trois, des opérations à un genou. Pourtant, on s’inquiétait plus de la soi-disant fragilité de Markov?

Aussi, un vétéran russe pour parrainer le nouveau-venu Emelin, ce n’est pas à négliger. Un vétéran russe constant, responsable et engagé sur la glace tout en étant tranquille en-dehors de celle-ci, qui ne recherche pas les projecteurs malgré le fait qu’il soit le meilleur joueur de l’équipe, c’est tout un plus.

Tout compte fait, pour un salaire similaire, Wisniewski n’est même pas proche de notre #79.

ET POURQUOI PAS LES DEUX?
Sérieusement?
Un gars de 26 ans comme Wisniewski voulait à juste titre un contrat de cinq ou six ans. Or, d’ici deux ans, un certain Pernell Karl devra être lui aussi être mis sous contrat, et il vaudra son pesant d’or, non?

Avec Subban et Markov, l’aspect offensif du «six pack» de la ligne bleue est assuré, soutenu à l’occasion par Yannick Weber sur l’avantage numérique.

Il fallait donc pour le reste s’assurer de retenir Gorges, un leader et un essentiel de la brigade et du désavantage numérique ainsi que le vétéran Gill, surtout dans l’optique où on perdait le sous-estimé Hamrlik.

Bref, Markov sera présent. Et superbement bon. Il aura eu suffisamment le temps de réhabiliter son genou à 100% et peut-être même aussi de s’adonner à quelque rituel de sorcellerie pour conjurer la «maudite bad-luck».

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En attendant les camps : Prédictions hasardeuses -I-

Alors que ces jours-ci entrent en kiosque une panoplie de publications annuelles du hockey, guide de poolers et autres revues prophètes d’une saison à venir, pourquoi ne pas y aller d’une petite série de billets sans prétention et de se risquer à quelques prédictions hasardeuses, histoire de se laisser glisser lentement mais sûrement vers septembre et les camps d’entraînement.

Nous débuterons comme il se doit avec le Canadien, mais nous promènerons aussi un peu partout dans la LNH. Évidemment, comme le but de cet exercice en est un davantage ludique qu’analytique, il importera d’aborder les différents points avancés comme étant à tout le moins (et de bonne foi) possibles, même s’ils pourraient paraître improbables à prime abord. De ce prémisce, à tout seigneur tout honneur…

SCOTT GOMEZ VA REBONDIR ET CONNAÎTRE UNE BONNE SAISON

Après les déboires connus au cours de la dernière saison et son «vibrant» mea culpa au terme de celle-ci, notre fier ami Scott ne peut faire autrement que de rebondir et tout tenter pour nous montrer sa valeur. Évidemment, cette dite valeur ne peut plus être mesurée à l’échelle de son New-Yorkesque, que dis-je, Satheresque contrat. Gomez ne répètera pas l’anomalie des 84 points de 2005-2006 qui avaient excités le Glen de la Grosse Pomme au point de lui consentir un contrat de 51,5M$ un an plus tard; ne poussons pas le «hasardeux» dans le n’importe quoi non plus…

Non, mais…
Scott Gomez fournira 45 passes au cours de la prochaine saison.

Il profitera de l’arrivée d’Erik Cole et/ou d’une présence régulière de Max Pacioretty au sein de la formation. D’une manière ou d’une autre, il aura plus souvent qu’autrement l’un de ces deux gaillards à ses côtés. Que cela plaise ou non à ses détracteurs, il pivotera le deuxième trio pour amorcer la campagne.

Rien qu’avec ses 45 passes, il dépassera son total (38) de points de l’an dernier. Il ne marquera pas beaucoup plus de buts qu’il ne l’a fait parce qu’il n’est tout simplement pas un marqueur, mais un fabricant de jeu, un joueur dont l’habileté première est de transporter la rondelle en zone neutre jusqu’en territoire adverse. Scott Gomez retrouvera ses moyens, ce qui implique qu’il retrouvera son oeil pour repérer un coéquipier devant le filet et lui servir une «belle ‘tite passe».

Scott Gomez n’appartient pas à l’élite, mais demeure un joueur qui a besoin d’un peu de magie, d’opérer une chimie en compagnie d’un équipier comme ce fût déjà le cas avec Brian Gionta. N’est-il pas permis de penser qu’il pourrait retrouver celle-ci avec ce dernier ou d’en développer une nouvelle avec Cole ou Pacioretty, avec qui l’expérience n’a pas encore été menée sur une longue durée?

À tout le moins, le latino d’Alaska les aura, ses occasions de rebondir. L’organisation les lui fournira, n’en déplaise à ceux qui le conspuent. Pierre Gauthier ne l’enverra pas dans la LAH, oubliez une situation à la Wade Redden. Geoff Molson préfère dépenser les millions à Montréal plutôt qu’à Hamilton, ce qui m’apparaît assez légitime…

Le rachat de son contrat n’a jamais été une option, réglons cette idée une fois pour toute.

La formule est quelque peu complexe, mais dans les faits, c’est 11,667M$ que l’organisation aurait eu à débourser sur 6 ans et surtout à comptabiliser sur sa masse salariale jusqu’en 2017 à tout près de 2M$ par saison. Aucune équipe de la LNH ne veut se permettre cela, sauf peut-être les Islanders qui l’ont fait dans le cas d’Alexei Yashin et qui paient encore pour ça… (source : CapGeek.com)

Toujours est-il que de toute façon, monsieur Gomez va connaître une bonne saison.

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Il s’en est fallu de peu.

Il y a être éliminé et il y a la manière d’être éliminé.
Le CH a été résilient, le CH a été noble, le CH a été digne.

Quelle fin!

Le bilan se fera plus tard.
Les perspectives d’avenir, évaluées plus tard.

Pour l’instant, le hockey des Séries se poursuit. On a d’ailleurs droit à quatre confrontations dignes d’intérêt qui inspireront possiblement les prochains billets.

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De l’émotion…

Commencez-vous à être énarvé?

Il reste encore 2h et demi avant que ça commence et je me peux pus.
Dans mon cas, c’est trois matchs ultimes, voire quatre en 2-3 jours.

Évidemment, ça commençait hier avec le match #6.
Ça se poursuit ce soir, ça va de soi.

Les deux autres, c’est quoi?

Premièrement, le POOL, le Meilleur POOL au Monde (MPM) dans lequel je joue avec des vieux chums. Il y a dans ce pool deux bonhommes avec qui je suis pote depuis quelques 22 ans.

En séries, on fonctionne avec une formule dite de «matchups». Je vous épargne tous (nombreux) détails de la formule, mais dites-vous qu’on l’a appellé MPM pour la peine…

Comme de fait, j’affronte en première ronde l’un de ces deux vieux compagnons. Devinez le scénario? Avec une victoire du CH, donc de Carey Price ce soir, il me bat par un tiers de point, littéralement.

Donc ce soir, c’est comme notre match ultime de notre première ronde de POOL.

Demain, j’affronte ce même «buddy» en finale de notre ligue de cosom. Non mais..!

Voilà tout, j’avais envie de vous partager ça.

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7e ciel.

Un commentaire ou deux sur le match d’hier pour débuter?

Selon les Écritures du Grand Livre du Seigneur Stanley, il devait y avoir de curieuses choses qui allaient survenir en ce qui a trait à l’arbitrage… J’en avais fait mention, d’ailleurs. Ce n’est pourtant pas Chris Lee qui a été en cause, mais plutôt son associé d’entrée de jeu, avec son sifflet précoce.

Quant à Milan Lucic, c’était un deux minutes pour avoir donné de la bande. Le cinq minutes et match a été décerné suite au constat de la conséquence, avec en arrière pensée le sifflet beaucoup trop hâtif qui a coûté le premier but.

Ceci dit, le CH aurait quand même marqué deux fois à 5 contre 3. Les deux fois, c’était des appels de pénalités incontournables. Récapitulons.

1a. Trop de joueurs sur la patinoire. C’est plutôt malchanceux, mais la rondelle a touché le patin du joueurs qui embarquait au banc. Pas le choix d’appeller.
1b. Coup de bâton. Le bâton du joueur du CH casse, pas le choix d’appeller.

But de Cammalleri.

2a. Lucic a frappé dans les numéros, c’est donné de la bande et/ou frappé par derrière, ce qui est minimalement un 2 minutes…
2b. Quelques secondes plus tard, Patrice Bergeron dégage de sa zone au dessus de la baie vitrée… Incontournable.

But de Gionta.

Donc si vous croisez des partisans de Boston qui diront que le CH a gagné à cause des zarbittes… Nuancez-les.

Maintenant, les émotions, le 7e ciel, le 7e match.
Aujourd’hui encore, des pensées au hasard.

La joie, l’angoisse, l’excitation, l’appréhension…
Il faut contrôler, canaliser toutes ces émotions. D’ailleurs, je ne saurais pas dire quelle équipe le fait le mieux. Monsieur Martin m’apparaît plus calme, plus en contrôle que son vis-à-vis, toutefois.

Aujourd’hui, il est possible qu’on se voit servir un plateau de statistiques de tout acabit. Il faut s’en méfier. Dans un septième match, il n’y a pas vraiment de statistique qui compte. Un septième match se joue au-delà de données mesurables.

Deux matchs en deux soirs… On pourrait penser que les Bruins sont avantagés parce qu’ils sont moins éclopés, mais… Qui a laissé le plus d’énergie dans le match d’hier? Difficile à dire.

D’ailleurs, une image m’a confirmé hier que Zdeno Chara est blessé, probablement aux côtes. L’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours avait attiré mon attention sur cette possibilité il y a une semaine.

On s’entend que Tomas Plekanec n’est pas un «hard hitter»? Peut-être avez-vous remarqué la grimace de douleur qu’a fait le grand nigaud quand le #14 l’a mis en échec? C’était au cours d’une supériorité numériques des Bruins, en deuxième période.

Tout ça pour dire qu’il ne faut pas trop s’en faire avec les bobos. Le coeur, l’esprit de sacrifice, la volonté de vaincre peut faire un boulot presqu’aussi efficace qu’une petite injection..!

Ce soir, on y croit.

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